Monument aux morts

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Les Hommes morts pour la France

René Henri Edouard BARBAOUAT

Le premier de nos enfants par ordre alphabétique est René Henri Edouard BARBAOUAT. Il est né le 24 mai 1895 à Sabonnères.

Sapeur à la Cie 16/2 du 2° Régiment du Génie, matricule n° 14406, il est Mort pour la France au Mont Têtre le 5 octobre 1915 à 20 h 00 sur le champ de bataille, tué par des éclats d’obus. Il avait 20 ans et 4 mois. Fils de BARBAOUAT Jean Bertrand et de MASSE Sidonie, il fût inhumé au Bois de Valet près de Massiges dans la Marne.

 

Pierre Alphonse LAFFONT

Acte de décès de LAFFONT Pierre Alphonse, soldat au 143° R.I., 4° Cie, né le 1er septembre 1888 à Sabonnères,

fils de Jean-Baptiste et de DAURIAC Marie, Mort pour la France le 6 octobre 1914 à l’hôpital militaire de Grenoble (Isère), époux de BOUQUISE Léonie Jeanne.
Le Colonel BERGUIN a reçu le télégramme le 1er août 1914 à 16h00.
Le régiment se transporte en Lorraine avec la II ème Armée au sein du 16ème Corps d'Ar-mée, il forme avec le 15ème R.I. La 32éme Division d'Infan-terie.
Le 143ème reçoit le baptême du feu au Bois de Muhlewald le 20 août 1914 où il subit les attaques violentes des alle-mands qui causent de lour-des pertes. Ce dur combat fait partie de la Bataille de Morhange. Le 143ème perd son chef, le Colonel BERGUIN ainsi que le Général DIOU commandant la 63ème Brigade.
Le régiment bat en retraite sous la poussée ennemie. Le 25 août il contre-attaque à ROZELIEURES avec le 15ème R.I.. Il s'installe en défense au BOIS DE BA-RETH près du village de Fraimbois.
Le 29 août 1914 il reçoit un renfort de 1000 hommes pour combler les pertes déjà nombreuses.
Du 29 août au 8 septembre, par une résistance tenace, le Bois de Bareth est conservé.
Ne pouvant s'infiltrer par la trouée de Charmes, les allemands vont assayer de prendre Nancy. Le 143ème et le 83ème, sous les ordres du général SIBILLE, partici-pent à la Bataille du Grand-Couronné. Du 9 au 12 sep-tembre, il défend les lignes françaises à Rosières aux Salines, Saint Nicolas de Port, La Neuveville Devant Nancy, Sauxures les Nancy ou le Bois de Champenoux.
Après quelques jours de re-pos devant Nancy, le 16ème Corps se dirige vers Toul pour arrêter le progression des allemands en Woëvre. Après trois jours de marche pénible, le régiment est viole-ment pris à partie par l'artille-rie ennemie dans la région d'Ansauville.
Woëvre 30/9/1914
Il occupe successivement Mandres aux Quatres Tours, Beaumont et Seicheprey où le Général SIBILLE com-mandant la 64ème Brigade trouve la mort.
Le 143ème laisse en terre de Lorraine le Colonel BER-GUIN, 9 officiers, 22 sous-officiers et 269 hommes du rang tués ou disparus.

 

Marius Jean MASSÉ

Acte de décès de MASSÉ Marius Jean, soldat au 96° R.I., né à Toulouse le 29 juillet 1884, fils de Dominique et de RICHOU Jeanne,

Mort pour la France à Tahure (Marne) le 30 septembre 1915.
Après l'enlèvement des premières positions ennemies les 25 et 26 septembre 1915, le 96ème Régi-ment d’Infanterie est engagé le 27 sur la fameuse tranchée de la Vis-tule.
Par suite de l'inefficacité des tirs d'artillerie sur cette ligne à contre-pente et de la présence de ré-seaux de barbelés défiant la cisail-le, le superbe élan de nos unités est brisé. Arrêtés par des défenses accessoires intac-tes, mitraillés sans répit, nos tirailleurs dont presque tous les officiers sont tombés, s'accrochent au terrain et tentent un suprême effort qui leur donne la route de Somme-Py à Tahure puis un élément de la tranchée Vistule. De nombreux traits d'héroïsme pourraient être cités : Le capitaine Audrain est frappé à mort dans les réseaux ennemis qu'il veut personnellement reconnaî-tre avant de lancer son bataillon à l'assaut. Son ordon-nance, le soldat Azaïs au mépris de la plus violente fusillade, s'élance et ramène seul le corps de son capitaine.
Le caporal Hénin blessé mortelle-ment refuse de se laisser empor-ter, exhorte ses hommes et meurt dans un dernier élan vers l'ennemi. Le sous-lieutenant Swaenepoel, mortellement atteint en avant de sa section s'écrie en tombant : « Je vais mourir, ce n'est rien, ven-gez-moi ». De nombreux chefs sont hors de combat et parmi eux les chefs de batail-lon Comes, Chamoussey, Raynal (le futur défenseur du fort de Vaux), les capitaines Cougnenc, Berthod, Audrain, les lieutenants Daguerre, Chabanel, de la Barre.

 

Léopold NAUDY 

Né le 4 octobre 1897 à Cazaux (Gers), il était domicilié à Sabonnères.


Soldat 2ème classe du 88ème Régiment d’Infanterie. N° matricule 10707 / N°275 au re-crutement de Saint-Gaudens. Mort pour la France le 8 mars 1916 à l’hôpital mixte d’Auch des suites d’une maladie contractée en service (broncho- pneumonie).
A la fin de l’année 1915 jusqu’en mars 1916, le 88ème RI combat en Artois à Wailly au sud-ouest d’Arras.
Au total, la 1ère guerre mondiale a fait environ 9 millions de morts dont :

  • plus de 2 millions d'Allemands ;
  • 1,8 million de Russes ;
  • 750 0000 Britanniques ;
  • 650 0000 Italiens ;
  • et près d'1 million et demi de Français (proportionnellement à sa population, la France est le pays où les pertes ont été les plus élevées ).

Ces morts étaient presqu'exclusivement des militai-res, tués au combat, morts des sé-quelles de leurs blessures ou de ma-ladie entre 1914 et 1918.
On considère qu'environ 500 000 soldats sont morts après la guerre des suites de blessures de guerre ou de maladies contractées pendant la guerre.
A ces morts de la 1ère guerre mon-diale sont venus s'ajouter les mil-lions de décès provoqués par l'épi-démie de grippe qui s'est propagée sur tous les continents de 1918 à 1920, et qui a fait 200 000 vic-times en France.

 

Joseph BÉCANNE 

Transcription n° 11 du 10 octobre 1914 par jugement.
Acte de décès de BÉCANNE Jean Joseph, soldat au 234° R.I., né à Sabonnères le 11 décembre 1878,

fils de Jean Bertrand et de DANFLOUS Marguerite Bernarde, époux de SOULÈS Lucie Eugénie, Mort pour la France à Fontaine Tavannes entre la batterie de Danloup et le bois de Lauffée le 2 juin 1916 aux portes de Verdun.
La bataille de Verdun fut une bataille de la Première Guerre mon-diale qui eut lieu du 21 février au 19 décembre 1916, opposant les armées française et allemande. Conçue par Von Falkenhayn com-me une bataille d'attrition pour « saigner à blanc l'armée française » sous un déluge d'obus dans un rapport de pertes de un pour deux, elle se révélera en fait presque aussi coûteuse pour l'attaquant : elle fit plus de 300 000 morts (163 000 soldats français et 143 000 alle-mands) et se termina par un retour à la situation antérieure
Alors que, côté allemand, ce sont pour l'essentiel les mêmes corps d'armée qui livreront toute la bataille, l'armée française fera passer à Verdun, par rotation, 70 % de ses Poilus, ce qui contribua à l'impor-tance symbolique de cette bataille et à la renommée du général Pé-tain qui commanda la première partie de la bataille.
Rétrospectivement, Verdun apparaît comme le lieu d’une des batail-les les plus inhumaines auxquelles l’homme s'est livré : l'artillerie y cause 80 % des pertes, le rôle des hommes y consiste surtout à survivre -- et mourir -- dans les pires conditions sur un terrain trans-formé en enfer, tout cela pour un résultat militaire nul.
Verdun sera, comme la Somme, une terrible leçon que certains théoriciens militaires allemands sauront comprendre. L'immobilité du front, malgré les moyens engagés, est due à l'absence de moteur : en 1940, soumise au feu motorisé des panzers, Verdun tombera en 24 heures.

 

Jacques ROQUES

Né le 16 janvier 1892 à Sabonnères, fils de Jérôme et de MAURICE Marie.
Transcription n° 2 du 26 mars 1918,
Acte de décès de ROQUES Jacques, caporal au 59ème R.I., 2ème Cie, matricule n° 105, Mort pour la France à Verdun (Meuse) à l’am-bulance 10/22 le 22 novembre 1917 des suites de plaies par éclats d’obus.
Verdun – Le bois de la Chaume
« Voici le bois de la Chaume ! On ne le croirait pas ! Ça un bois? »
« Cette nature inverse? Dont les arbres éclatés à quelques pieds du sol par un obus, semblent plan-tés les racines en l’air?... Oui c’est çà ! »
C’est là que vivront du 13 novembre au 15 décem-bre les poilus du 59ème…. C’est là qu’ils se battront comme on se bat au bois de la Chaume, terrés dans des trous pleins d’eau, dix jours de suite, ouvrant l’oeil, tendant l’oreille, courbant l’échine sous la rafa-le allemande, mangeant froid sans lâcher la grena-de, hurlant l’alerte, fusillant les ombres qui rampent ou bondissent, C’est là qu’ils sentiront la mort glacée envahir leurs pieds, monter dans leurs jambes, en attendant qu’on ait atteint l’implacable pourcentage des pertes qui amènera la relève. Mais c’est là aus-si, qu’ils garderont intacte leur re-nommée de vaillance, qu’ils en repousseront neuf attaques en quinze jours, après avoir coopéré le 19 novembre à «l’arrachée » d’un lambeau de bois aux alle-mands; c’est là, qu’avec le sang fumant des meilleurs d’entre eux, ils écriront tous les jours une phra-se sèche au communiqué annon-çant qu’«on tient» aux bois de la Chaume.
Quittant ce secteur d’épouvante et d’angoisse, le régiment harassé prend quelques jours de repos et se reforme aux environs de Bar-le-Duc.
Cinq cent hommes manquent à l’appel la plupart affreusement mutilé par la guerre perfide.

Eugène Jean-Marie BARRÈRE 

BARRÈRE Eugène est le deuxième nom figurant sur notre monument aux Morts.

L’acte de décès de BARRÈRE Eugène Jean-Marie, soldat au 10è Régiment. de Dragons, né à Toulouse le 25 avril 1891, fils de BARRÈRE Noélie Marie Madeleine, comporte la mention Mort pour la France à Bagatelle le 30 juin 1915.

Dans le courant du mois de juin 1915, l’ennemi a été signalé par une recrudescence d’activité.

Le 30 Juin, une attaque allemande très dure allait mettre en péril le sous-secteur F de BAGATELLE tout entier. Bombardement intensif de 4 heures, trois assauts successifs, tranchées bouleversées, contre-attaques énergiques ont rythmé cette journée d’été. Elle se solde par des pertes considérables.

Bravoure inlassable, voilà ce qui ressort des citations attribuées aux nombreuses victimes de cette journée noire.

Tué à l’ennemi

 

Elie Jean BOUAS 

BOUAS Elie Jean est le quatrième nom gravé sur notre monument aux Morts. Il était soldat au 3ème Régiment de Marche de Zouaves, classe 1914. Matricule 295,

recruté à Saint-Gaudens, il est mort le 5 décembre 1914 à Nieuport en Belgique. Mort pour la France, son acte de décès porte la mention « tué à l’ennemi ». Il a été enterré à la nécropole nationale « Notre Dame de Lorette » dans le Pas de Calais.
Avant la mobilisation générale du 2 Août 1914, le 3e Régiment de Zouaves comptait six Bataillons ainsi répartis :
Le 1er Bataillon et la C. H. R. à CONSTANTINE
Le 3e Bataillon à PHILIPPEVILLE
Le 6e Bataillon à BATNA
Les 2e et 4e au MAROC.
Le 5e Bataillon tenait garnison au camp de Satho-nay, près de LYON, où était également fixé le dépôt de France du régiment, commandé par le Lieutenant-colonel LE BOUHELEC.
Le Colonel FRANCEZ, Commandant le Régiment, résidait à CONSTANTINE.
Conformément aux prévisions du Plan de mobilisa-tion, le 3e Zouaves de Marche devait se former à SATHONAY, par la réunion des 1er et 5e bataillons renforcés par un Bataillon de réserve, constitué sur place, et qui prenait le n°11.

 

Bernard Étienne Théodore DANFLOUS 

DANFLOUS Bernard Étienne Théodore, fils de Jean-Baptiste Pascal et de SAURIAC Élisabeth Marie, est né le 27 mai 1885 à Coueilles en Haute-Garonne.
Chasseur de 2° classe au 1er Bataillon de chasseurs à pied, matricule n° 019166, il est Mort pour la Fran-ce à Bouvigny Boyeffles (Pas de Calais) le 11 février 1915 à 17 h 00 sur le champ de bataille.
Après avoir traversé la frontière le 11 août, le 1er Ba-taillon de chasseurs à pied remporte le 14 août 1914 le combat de Plaine près de Saint-Blaise-la-Roche, qui vaudra au drapeau des chasseurs, la médaille militaire et au bataillon la première de ses quatre citations à l'ordre de l'armée. En effet, il y fait quatre cents prisonniers parmi les soldats du 99ème régiment d'infanterie de réserve de Sa-verne, y capture plusieurs ca-nons ennemis, et surtout, s'empare du drapeau aban-donné dans une ferme par le 2ème bataillon de ce régiment. Ce sera le premier drapeau ennemi capturé par l'armée française lors de la Grande Guerre. Le bataillon par-ticipe ensuite à la course à la mer et aux combats dans les Flandres. En septembre 1915, le bataillon combat lors de l'offensive en Artois. Début 1916, le bataillon est engagé dans la fournaise de Verdun.